Pêche des carnassiers en rivière — bandeau de l'article sur la perche, le sandre et le brochet, trois poissons et trois façons de les pêcher

Perche, sandre, brochet : trois carnassiers, trois pêches

Perche, sandre, brochet : trois carnassiers, trois pêches

Sur le papier, ce sont trois carnassiers d’eau douce. Dans la pratique, ce sont trois pêches différentes, trois rythmes, trois types de pêcheurs — et il n’est pas rare qu’un même homme n’en pratique vraiment qu’une seule, les deux autres restant des prises d’occasion.

La perche : celle par laquelle on commence

C’est presque toujours le premier carnassier qu’on prend. Elle est partout, elle vit en bancs, et elle attaque des leurres minuscules — ce qui la rend accessible avec un matériel léger et un budget modeste.

Une chasse de perches, c’est un moment qu’on repère de loin : la surface se met à bouillonner, les alevins sautent, et pendant dix minutes tout ce qui passe se fait attraper. Puis ça s’arrête net et il faut retrouver le banc trente mètres plus loin.

C’est une pêche mobile. On marche, on prospecte, on ne s’installe pas. Le vêtement suit la même logique : quelque chose de léger, qui laisse le bras libre pour lancer cent fois dans l’après-midi, et qui ne chauffe pas quand on remonte la berge.

Et c’est la pêche des débuts : beaucoup de gens ont attrapé leur première perche vers huit ans, avec leur père ou leur grand-père. Le dessin de la perche se retrouve d’ailleurs souvent sur les commandes en double — une grande taille et une petite.

Le sandre : la pêche des techniciens

Le sandre est l’inverse de la perche. Il est méfiant, il se tient au fond, il touche du bout des lèvres, et il vous fait douter pendant deux heures avant de vous récompenser.

On le pêche à la verticale depuis un bateau, ou au leurre souple ramené très lentement au ras du fond. La touche est souvent imperceptible — un poids qui s’ajoute, pas un coup. Ceux qui le pêchent bien sont ceux qui ont appris à ferrer sur un doute.

Il aime la lumière basse. Le début de soirée, la nuit, les eaux teintées après un coup d’eau. C’est une pêche où l’on finit souvent à la frontale, et où l’on a froid sans s’en rendre compte parce qu’on est concentré.

D’où la règle que tous les sandreiers finissent par appliquer : on emporte une couche de plus que ce que la journée semblait demander. À dix-neuf heures sur l’eau en octobre, l’écart avec la berge à midi est de dix degrés. Le sandre a sa page chez nous, avec son dessin au trait.

Le brochet : celui qu’on raconte

Le brochet, on ne le pêche pas pour le nombre. On peut faire dix sorties blanches et se souvenir de la onzième pendant dix ans. C’est une pêche d’attaques, pas de touches : le poisson se voit venir, se jette, et rate parfois sous la canne.

Elle demande du matériel adapté — un bas de ligne acier ou fluorocarbone épais, sans quoi on laisse le leurre dans la gueule du poisson — et une canne qui encaisse. C’est aussi la pêche la plus réglementée des trois : en deuxième catégorie, le brochet ferme fin janvier et ne rouvre qu’à la fin du mois d’avril. Les dates exactes et les tailles minimales varient selon les départements ; l’arrêté de votre AAPPMA fait foi.

Du bord, en float tube ou en bateau, c’est la pêche qui sort le plus souvent les gens de chez eux par mauvais temps. Un jour gris et venté d’automne est un bon jour à brochets, et c’est exactement le jour où l’on regrette d’avoir pris un simple coupe-vent. Voir les textiles brochet.

Trois pêches, un même besoin

Elles n’ont pas grand-chose en commun sur la technique. Elles en ont beaucoup sur ce qu’on porte : on est dehors longtemps, souvent tôt ou tard, avec de l’humidité qui monte de l’eau et un bras qui travaille en permanence.

Le coton est le mauvais choix dans les trois cas. Une couche technique, une polaire par-dessus, et un coupe-vent quand ça souffle : c’est la même réponse pour la perche, le sandre et le brochet.

Reste le dessin, et là chacun choisit son camp. Tous les textiles de pêche se composent en ligne — le poisson, la couleur, le prénom ou le nom du club. Et si vous pêchez à plusieurs, les commandes groupées se font au même endroit que pour les sociétés de chasse.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *