Pêche de la truite en rivière de première catégorie à l'automne — bandeau de l'article sur la fermeture de la truite et le passage au carnassier

La truite ferme, le carnassier prend le relais

La truite ferme, le carnassier prend le relais

Il y a un dimanche de septembre où l’on range les cannes à mouche. Cette année c’est le 20 septembre : la pêche en première catégorie ferme, et avec elle la truite en rivière.

Pour beaucoup, c’est vécu comme la fin de la saison. C’est surtout un basculement — celui où la deuxième catégorie devient le seul terrain de jeu, et où le carnassier remplace le salmonidé.

Ce qui ferme, ce qui reste ouvert

La première catégorie — les rivières à truite, les têtes de bassin — a ouvert le 14 mars et ferme le troisième dimanche de septembre. À partir du 21, on n’y pêche plus.

La deuxième catégorie — les grandes rivières, les canaux, la plupart des plans d’eau — reste ouverte toute l’année. C’est là que la saison continue, avec ses propres règles par espèce.

Attention : ces dates sont nationales, mais les arrêtés préfectoraux ajoutent leurs propres restrictions — parcours en réserve, tronçons no-kill, ouvertures décalées sur certains lacs. Votre AAPPMA et votre fédération départementale font foi. Nous ne recopierons pas ces règles ici, parce que nous ne pourrions pas garantir de les tenir à jour, et qu’une date fausse ne pardonne pas.

Le meilleur moment de l’année pour le carnassier

C’est le paradoxe : la saison qu’on croit finir est celle qui commence vraiment. Octobre et novembre sont, pour beaucoup de pêcheurs de carnassiers, les deux meilleurs mois du calendrier.

L’eau se refroidit, les poissons blancs se rassemblent en bancs, et les prédateurs le savent. Le brochet, qui s’était fait discret dans la chaleur d’août, redevient actif toute la journée. Le sandre suit la même logique et se prend mieux au crépuscule qu’en plein été. La perche chasse en groupe, ce qui est le plus beau spectacle que la deuxième catégorie puisse offrir à quelqu’un qui débute.

Et il y a moins de monde au bord de l’eau qu’en avril.

Ce qui change dans le sac

On passe d’un matériel léger à quelque chose de plus lourd — c’est le changement le plus visible. Mais le vrai basculement est ailleurs : on cesse de marcher pour se mettre à attendre.

Une journée de truite, c’est cinq heures dans l’eau à remonter un ruisseau. Une journée de carnassier en octobre, c’est souvent debout sur une berge, ou assis dans un bateau, avec du vent et de l’humidité qui montent du plan d’eau.

Ça ne demande pas les mêmes vêtements. En mouvement, on cherche à évacuer ; à l’arrêt, on cherche à garder. C’est le moment de l’année où la polaire reprend sa place dans le coffre, et où un sweat sous une coupe-vent vaut mieux qu’une veste épaisse.

Jusqu’à quand

Le carnassier en deuxième catégorie court jusqu’à la fin janvier — le brochet ferme le dernier dimanche du mois. Il reste donc quatre mois pleins, les meilleurs, avant la prochaine interruption.

Quant à la truite, elle rouvrira au deuxième samedi de mars. C’est loin, et c’est très bien ainsi : la rivière a besoin de cet hiver.

Chaque poisson a sa page chez nous, avec ses dessins : le brochet, le sandre, la perche, la truite. Et tous les textiles de pêche se composent au même endroit.

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