Comment un dessin devient un vêtement
Comment un dessin devient un vêtement
On nous demande souvent si nos dessins sont achetés sur une banque d’images. Ils ne le sont pas, et c’est à peu près tout ce qui nous distingue d’un site de personnalisation générique. Voilà ce qui se passe entre le crayon et le colis.
Le dessin d’abord
Chaque motif est dessiné à l’atelier, un par un. Une race de chien demande plusieurs jours : il faut la ligne du corps, le port d’oreille, le poil — un griffon ne se dessine pas comme un braque, et un chasseur voit la différence en une seconde.
Les gibiers sont traités en photographique, les chiens et les poissons au trait. Ce n’est pas une inconséquence : un motif de gibier vend une espèce, un motif de chien vend une identité. On ne porte pas un sanglier pour la même raison qu’on porte un basset fauve de Bretagne.
C’est aussi pour ça que le nom de la race est calligraphié sur le dessin. Quelqu’un qui mène du français noir et blanc depuis quinze ans ne veut pas d’un chien courant générique.
La sublimation, et pourquoi pas autre chose
Il existe trois façons courantes de marquer un textile. Le flocage colle une matière sur le tissu ; la sérigraphie dépose une couche d’encre ; la sublimation, elle, ne dépose rien.
Sous l’effet de la chaleur, l’encre passe directement de l’état solide à l’état gazeux et pénètre dans la fibre du polyester, où elle se fige. Le motif n’est pas sur le vêtement, il est dans le vêtement. On ne le sent pas sous le doigt, il ne craque pas, il ne pèle pas, il ne déteint pas au frottement d’un sac ou d’une bretelle de fusil.
La contrepartie est honnête à connaître : ça ne fonctionne que sur des fibres synthétiques, et mal sur les couleurs très foncées. C’est la raison pour laquelle nos vêtements sont en polyester technique et pas en coton — ce n’est pas un choix d’économie, c’est le procédé qui l’impose. Accessoirement, c’est aussi la matière qui convient le mieux à quelqu’un qui marche cinq heures dans l’humide.
Ce qui se passe quand vous validez
Vous composez à l’écran : le vêtement, la couleur, le motif, votre texte. Ce que vous voyez est ce qui sera imprimé — pas une approximation.
À l’atelier, le fichier est calé sur le gabarit de la taille commandée. Un motif ne se place pas au même endroit sur un XS et sur un 4XL, et c’est un des rares points où l’automatisation ne suffit pas : quelqu’un regarde.
Puis c’est la presse, une pièce à la fois. Compter vingt-quatre heures d’expédition quand la taille est en stock chez nous.
Et quand le fichier ne va pas
Si vous déposez votre propre photo et qu’elle est trop petite, floue ou trop sombre, on vous appelle. On ne lance jamais une impression douteuse en se disant que ça passera : ça ne passe pas, et c’est nous qui refaisons.
C’est aussi valable pour les commandes groupées : un écusson de société récupéré sur une photo de fanion, ça se redessine, et on le fait avant le devis.
Le reste, vous pouvez le voir vous-même dans le configurateur.

